MainSquare 2016 : gadoue, taboulé et pelage de miches



Yo mes épicéas au cacao, 

Bon bon, je suis retombée dans ma période moulax cette semaine. C'est le bordel chez moi et surtout dans ma chambre, du coup j'ai du mal à me concentrer sur autre chose que le rematage intensif de séries. C'est une excuse pourrie je sais, je n'ai qu'à ranger. Mais j'attends d'emménager pour faire de la place (c'est à dire faire un petit transfert de fringues car j'en ai beaucoup trop). Bref, tout ce bazar me brouille la cervelle et combiné à la chaleur, me rend plus molle qu'une chiffe. Mais bref, je remonte en selle sur mon petit poney arc-en-ciel et comme dirait Caroline dans "Nos Jours Heureux" : "ET ON SE SORT... LES DOIGTS... DU CUUUUUL !!". 


Si vous me suivez sur les réseaux sociaux vous avez peut-être remarqué que je suis allée au MainSquare festival à Arras le premier week-end de juillet. C'est la première fois que je me rendais à ce genre d'évènement. C'était bien cool mais surtout plein de péripéties. J'ai décidé de vous raconter ces trois jours sous forme de "journal", un peu (beaucoup) romancé, et en élaguant certaines parties, parce que sinon, tel un démon de minuit, vous aurez de quoi lire jusqu'au bout de la nuit (ok je sors). 





12h30 : Le derrière posé dans une petite Modus direction Arras. Il pleut, c'est la loose. Heureusement qu'avec Merlita (ma potesse de la mort) nous avons effectué tant bien que mal une virée shopping la veille histoire de dégoter un k-way point trop moche. Comme je suis une fille intelligente, j'en ai pris un sans capuche. Mais bon j'ai ma casquette qui fait office de couvre-caboche.


16h : Le miracle de la vie a voulu que nous soyons enfin arrivées au camping et que nos palaces (aka des tentes Quechua) aient pris forme. Évidemment, il a fallu marcher 4 kilomètres sous la bruine en portant tout le barda. Ce qui n'était pas une mince affaire. Bonjour les trapèzes douloureux et les paluches sciées par les anses des sac. Il a tellement plu que le camping baigne dans la gadoue. Je pense que c'est un bon spot pour faire un remake de l'épreuve de la boue dans Koh Lanta.



19h : C'est le concert d'Ellie Goulding. Honnêtement je m'en fous un peu. Cependant, il faudra m'expliquer pourquoi elle porte une polaire Quechua à imprimé militaire ? Décidément ils font des bénéfices de dingue chez Décathlon durant l'été. 



20h30 : C'est au tour de Louise Attaque de monter sur scène. Je suis trempée jusqu'à la moelle osseuse. La flotte a malheureusement transpercé mon K-Way. Je chante a plein poumons des chansons datant de mon année de naissance. J'ai toujours aimé les trucs plus vieux que moi (attention, ceci est à prendre au sens musical du terme). Le sourire de Gaëtan Roussel réchauffe l'atmosphère. J'ai l'impression que c'est un papa transmettant son envie et sa passion à ses gosses. Et nous, le public, sommes ses gamins. Étonnamment il ne pleut plus.



23h : Je suis en plein concert d'Iggy Pop. À 70 piges, il se trimballe encore torse poil avec un pantalon en cuir. Il court et saute partout. J'me demande comment il fait pour tenir autant la forme à son âge. L'Iguane a une scoliose de malade et le bassin tellement décentré que je me demande si il n'est pas déboîté. Il a du faire trop de camping durant sa jeunesse. Le matériel à porter vous détruit la santé. Sinon j'ai failli mourir étouffée/écrasée/piétinée dans la foule. Façon Jon Snow dans l'épisode 9 de la saison 6 (sauf que son bouli est bien plus attrayant que le mien malheureusement)



2h15 (je sais que techniquement c'est le jour 2 mais bon) : De retour dans la tente, direction une tentative d'état léthargique après un lavage sommaire à la lingette pour bébé. 









4h : Actuellement réveillée pour cause de pelage de miches extrême. 


13h : Dégustation de taboulé et de salade de pâtes au thon dans des gobelets en plastique. Ben ouais, dans des assiettes et avec des couverts c'est moins drôle. Incroyable, la pluie s'est arrêtée. Il fait beau. Je dirais même plus qu'il y a du soleil. La terre est redevenue un tantinet compacte. C'est merveilleux. Par contre ce qui devait arriver arriva. J'ai chopé un rhume. Fort heureusement, nous n'avons pas de couverts, mais nous avons des serviettes en papier.



17h30 : J'éternue toujours sans arrêt. J'ai le conduit nasal en feu, mon nez a triplé de volume. Je crois que je fais un peu pitié à la population. Étrangement, lorsque je saute/chante/hurle/applaudis mon pif me chatouille un peu moins. Bien qu'il soit tôt, nous cherchons cherche un truc pour nous sustenter. Il y a des stands de bouffe un peu partout. On peut même acheter une part de tartiflette !



23h : Dans la foule, que dis-je, la marée humaine en attente du concert de Nekfeu. Autant vous dire que je ne connais absolument aucune de ses chansons. Je me suis dévouée pour la cause commune. Et puis, bon j'étais un peu intriguée. Une fille s'est accroupie au milieu de la foule pour uriner. Soit. Nous tentons de nous décaler un peu pour échapper à une bande de gros relous, chose extrêmement compliquée vu la densité humaine. D'ailleurs l'un des gros relous a tenté de me piquer ma casquette. Ni une ni deux, je lui ai sauté dessus pour la récupérer. Puis il s'est gentiment fait réprimander par Merlita. 



00h10 : Le concert de Nekfeu est enfin terminé. Ce n'est définitivement pas mon mug de Twinnings. Vraiment pas. Mis à part le fait que je n'accroche pas à ses chansons, enfin à "ses sons" (c'est plus sweg de dire ça), il y a un truc qui m'a dérangée. Enfin qu'il faut m'expliquer plutôt. Pourquoi passer un bruit de verre brisé à la fin de CHAQUE morceau ? Vous avez quatre heures. 



1h30 : Rapatriement à QuechuaLand (aka le camping) plus tôt que prévu du à un problème de coordination de sauts durant les premières minutes de Salut C'est Cool. En gros je me suis prise un coup par inadvertance dans la tronche, ce qui a eu pour conséquence un mal de mâchoire et une chouinade de ma personne. Vous avez dit chiante ?









4h : À croire que mon horloge biologique se fout de moi. Outre le fait que je tremble comme une feuille pour cause de glaciation extrême, ma vessie me fait signe qu'il temps d'aller faire la vidange. Or, les toilettes sont à l'autre bout du camping. 

4h20 : De retour sous la tente. Avec de la boue sur mon pyjama. Dehors, ça braille. Y'a de l'embrouille entre un Jacky et un Michel tous deux bien imbibés. Il semblerait que Michel était déjà au combat lorsque Michel était "encore dans les couilles de son père". Cependant les deux ayant respectivement 41 et 49 ans, cela s'avère difficile. Un gros quiproquo s'en suit. La nuit prochaine je prends des boules Quiès. 


12h : C'est le moment de prendre des forces et de faire le plein de vitamines avec du taboulé. Fort heureusement mon nez a repris forme humaine. Nous arrivions à court de serviettes.

14h30 : Nous venons de découvrir un groupe français bien sympa nommé Evrst. Ils jouent une sorte de pop électro un peu à la The Dø. M'enfin allez écouter vous aurez une idée plus précise.

22h : Le concert des Insus. ENFIN ! Oui encore un groupe qui a fait carrière alors que je n'étais même pas née. Au même moment a lieu le quart de final France-Islande. Dans la foule, les gens se tiennent au courant du score sur leur téléphone et chantent l'hymne national. Le groupe arrive sur scène avec quelques minutes de retard. Louis Bertignac demande des nouvelles du match. Le public entonne La Marseillaise, et il nous accompagne à la guitare. De temps en temps, il tire quelques bouffées de sa cigarettes électronique, pendant que son compère Jean-Louis Aubert se désaltère avec un gobelet de bière. C'est la folie, ils jouent comme si ils avaient encore vingt ans. Richard Kolinka, le batteur, jongle avec ses baguettes. Je hurle, je chante à plein poumons. Je vais probablement être aphone le lendemain. On se tient la main lors de "La Bombe Humaine". Je crois que cette chanson n'a jamais été plus d'actualité que de nos jours malheureusement. Lorsque la fin du match est annoncé, JL Aubert se met à jouer "We Are The Champions" au piano. Tout le monde chante. Puis il continue sur "Le jour s'est levé". C'est fou comme certaines chansons font encore écho aujourd'hui. Elles sont intemporelles. 

0h30 : Et voilà, le MainSquare est terminé. Je suis poisseuse et poussiéreuse (trois jours à se laver à la lingette y'a mieux)(la douche de lundi : un libération), fatiguée, la voix cassée, mais bien. J'ai passé trois jours super. Rendez-vous l'année prochaine peut-être.




J'espère que ce format d'article vous aura plu, et surtout ne vous aura pas trop ennuyé ! Je pense écrire sous cette forme de temps à autre. Et vous, des expériences en festival à raconter ?
Sur ce je vous laisse, je m'en vais me tailler un short, littéralement.



La bisette musicale ❤︎



2 commentaires

  1. J'ai adoré ton article. J'ai fait Gaororock comme festoche cette année et ta description des trois jours est un copié collé des miens, sauf qu'en plus du rhume on avait des coups de soleil, et que nous la nuit c'était ni le froid, ni l'envie de faire pipi qui nous reveillait, mais le garopoubelle, un mini groupe de musique crée par les campingains (habitant du lieu dit "camping") à base de percussions sur poubelle. Etrange, fatiguant mais joyeux quand meme haha.
    J'espère que tu as réussi à te reposer et que ton rhume et ta mâchoire vont bien !

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  2. Article au top, vous avez du vous éclatez malgré les péripéties. Sinon le format est super sympa comme ca !
    bisous :*

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