Wonder.land


"I hate being me !"


Hey !


Bon alors avant d'entrer dans le vif du sujet de l'article, voici quelques nouvelles dans le feuilleton "Inès et les études" (c'est un peu comme Hélène et les garçons mais sans beaux gosses et avec des coupes de cheveux acceptables). Je n'ai pas été acceptée à Olivier De Serres (mon école d'amdam), du coup la Seine a débordé à nouveau (pour la version dramatique rendez-vous dans l'article en dessous publié hier soir sur un coup de caboche). Je vous passe les détails de mes choix, mais à la rentrée j'intègre l'ESAAT pour un BTS en design textile ! Je pars donc à MaroillesLand pour minimum deux ans ! Et au final ça me santiag botte pas mal. Si vous êtes dans les environs de Lille ben n'hésitez pas à me prévenir et à me passer des bons plans, je suis preneuse !
Sur ces réjouissances, je m'en vais vous présenter la nouvelle comédie musicale se déroulant en ce moment au théâtre du Châtelet : Wonder.Land. J'ai encore eu la chance d'être invitée à la répétition générale, je ne le répèterai jamais assez, encore merci ! Cette fois-ci, je me suis pointée au théâtre sans tâche graisseuse sur mon futal ni tote bag terreux rempli de PQ du McDo (pour connaître cette sombre histoire venez ici). Mais j'ai encore une petite (et promis très courte) anecdote à vous raconter avant de commencer réellement ma chronique. 


[Je faisais la queue comme tout le monde, quand soudain je tourne la tête et j'aperçois "Cut by Fred", aka le dieu vivant des veuchs, à trois mètres de mon humble personne. Je syncope, j'hyperventile, j'enlève mon couvre-chef, je secoue ma toison soyeuse et luisante à la bouclette rebondie (j'ai eu de la chance capillairement parlant ce jour là). Et puis c'est tout. Il a du me prendre pour une énorme harceleuse vu le nombre de coups d'oeil point discrets du tout que je jetais. Pour l'anecdote dans l'anecdote, il m'avait coiffée (et même cousu les veuchs) il y a deux ans et demi lors d'un workshop avec Make My Lemonade, du coup je me demandais si il allait reconnaître ma crinière. Bon faut croire que non. En même temps il doit voir tellement de moumoutes. Brouf j'ai fini. Court et efficace.]

Vous connaissez probablement tous l'histoire d'Alice aux pays des merveilles, cette petite fille tombant dans un terrier de lapin et atterrissant dans un monde étrange et merveilleux duquel elle va ressortir grandi. Ici le roman de Carroll est transposé à notre époque, Alice étant Aly, une collégienne mal dans sa peau et le pays des merveilles un jeu en ligne dans lequel elle s'est créée un avatar (nommé Alice du coup)Ce conte a été tant de fois repris, notamment à la télévision et au cinéma, que l'on pourrait avoir peur. Une énième version d'Alice vous dites-vous peut-être. Oui mais avec les chansons de Damon Albarn, aka le leader du Blur et de Gorillaz, aka le mec lourdax qui fait des musiques que je chéris. Donc cela s'annonçait plutôt bien. Alors du coup Wonder.land, c'est lourdax ou pas ?


Commençons par le gros point fort : la mise en scène. Elle est dingue, très moderne et "technologique", avec des projections numériques en guise de fond. Du coup c'était vachement chouette et dynamique. Les costumes étaient complètement fous, à la fois enfantins et très étranges (vous pouvez le voir sur les photographies). L'esthétique de la pièce d'un point de vue général est très pop voire psychédélique. Un peu à la Candy Crush. Et tout cela est parfaitement cohérent avec l'histoire qui nous est contée. La mise en scène des passages se déroulant dans le jeu vidéo est plus déjantée et colorée, et celle des scènes dans la "vraie" vie est beaucoup plus sobre. De cette façon on ne se perd pas entre le réél et l'imaginaire. Globalement le spectacle est vivant, on ne s'ennuie pas une seconde, et croyez-moi, cela est PRIMORDIAL.

Mais la question principale demeure : l'oeuvre de ce cher Lewis a-t-elle été massacrée (ok j'abuse) ? 
Personnellement j'ai trouvé l'adaptation bien réussie et pas déjà-vu. L'idée du jeu vidéo pour rendre la pièce moderne est super astucieuse. Il y avait donc pas mal de références aux réseaux sociaux, à coups de "hashtag" et de "lol". D'ailleurs le monsieur assis à côté de moi (il devait avoir 50-60 ans) m'a demandé ce que signifiait "MDR" puisque, je cite "je suis jeune et branchée". Du chat du Cheshire à la dame de coeur (qui est ici la directrice de l'école), en passant par le chapelier fou qui est ici le père d'Alice et mes chouchous, Tweedledee et Tweedledum (parce qu'ils sont trop niais et un peu cons), tous les personnages sont représentés. On devine assez facilement qui est qui, sans que cela ne soit dit clairement. Aucun comédien n'arrive avec une flèche lumineuse sur le front avec le nom de son personnage écrit dessus (enfin vous voyez ce que je veux dire). Quoi que cela pourrait être un parti pris de mise en scène. Brouf je divague. 
Néanmoins je voudrais souligner quelques bémols. La pièce aborde des thématiques classiques comme le passage de l'enfance à l'âge adulte, l'acceptation et la découverte de qui l'on est vraiment, etc... mais également des sujets très actuels. Le problème du harcèlement scolaire est évoqué, ce qui est plutôt une bonne chose en soi. Sauf qu'à la fin il se résout tout seul parce que Alice est devenue populaire et presque une "héroïne des réseaux sociaux". Je suis bien d'accord que l'on parle ici d'une comédie musicale et non pas d'un film qui va être vu par des millions de personnes. Il n'empêche que le traitement du sujet de cette façon m'a un peu dérangée. Après coup, j'ai également tiqué sur la caricature faite des jeunes, toujours scotchés à leur téléphone. Cependant je dois bien admettre que toute l'intrigue tourne autour de cela donc je me mords un peu la queue. 

Mais franchement je cherche la petite bête car cette version 2.0 voire 3.0 d'Alice est très cool et qu'en plus j'ai eu une des chansons dans la tête pendant quatre jours non stop (celle que l'on entend dans cette vidéo)


Sur ce je vous laisse, j'ai un nouvel appart à trouver.




#labisette ❤︎


photos : Marie-Noëlle Robert - Brinkhoff & Mögenburg

"wonder.land"
Théâtre du Châtelet
du 7 au 16 juin 2016

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