La Joconde kangourou


"C'est moi je suis la Joconde
Que de mots vains m'inondent"


"La Joconde", Barbara

Bien le bonjour mes petits sapins,

Je voulais publier plus tôt, malheureusement la rentrée a été l'incarnation du rush. Le premier semestre touchant à sa fin, j'ai eu moult rendus d'un coup, et autant vous dire que je n'étais pas franchement en avance. M'enfin, je me dépatouille et je m'en sors. Tout ça pour dire que je publie cet article avec presque une semaine de retard, car après avoir passé mon temps à bosser, j'avais envie d'être à 21h dans mon lit à mater des séries et ce, tous les soirs de la semaine. Préparez-vous bientôt à un article "Comment apprendre à ne rien branler"



Ce look est pas mal représentatif de l'art de la glandouille que je développe en ce moment. La salopette est bien pratique lorsqu'il s'agit de foutre trois tonnes de choses diverses et variées dans la poche du devant. Portable, crayons, mouchoirs ou encore carte de cantine, cette poche se transforme en deuxième sac à main à un point tel que je ressemble ensuite à un kangourou. Je la mettrais tout le temps si elle m'allait aussi bien qu'avant (c'est à dire en septembre 2015). Pas besoin de vous faire un dessin (je pratique ceci à longueur de journée alors s'il vous plaît, faisons une pause). Le pull que je porte en dessous n'arrange rien il est vrai. Comme dans mon dernier look, il s'agit là encore d'un pull que j'ai récupéré dans un des tiroirs de ma maman. Avec les températures qui baissent (Miss Météo le retour), rien ne vaut un vrai pull en laine de mamie. Bien évidemment le clou du spectacle, que dis-je l'écrou de la représentation, ne sont autres que mes chaussettes Mona Lisa - offertes par ma grand-mère - qui pimpent à peu près n'importe quoi. J'ai l'impression de dominer le monde lorsque je les arbore. Pas que je possède des fantasmes dictatoriaux, m'enfin je me sens cool avec.

C'est Salomé qui a fait les photos. Elle connaît bien mieux Lille que moi, nous avons prévu de shooter d'autres trucs chouettes ensemble. D'ailleurs j'ai répondu à une interview sur son blog, j'y parle de féminisme, de rapport aux fringues et de divagations en tous genres. Quand je m'exprime à l'oral j'ai tendance à partir dans tous les sens et à beaucoup me répéter, et elle a fait un super travail de synthèse et de reformulation.  






Chapeau - H&M
Plaid - H&M 
Manteau - Monoprix
Pull - Homemade
Salopette - Asos
Montre* - Daniel Wellington
Chaussettes - Macy's
Derbies - André





Est-ce que vous aussi vous aimez faire le kangourou avec votre salopette ? Et quelle est la paire de chaussettes la plus folle que vous ayez ?
Sur ce je vous laisse avec Barbara qui est bien plus inondée de mots que moi, j'ai rendez-vous avec mon lit ainsi que les Orphelins de Baudelaire (ils vivent tellement des trucs merdiques que je relativise à côté).


La bise ❤︎

Lettre ouverte à 2016


illustration : Niv Bavarski


Oh 2016 2016

Tu n'as pas été très cool dis-moi. 

Pour commencer, tu as décidé que Bowie allait nous quitter. Tu as brisé mon petit palpitant. Profondément Quand je vois tous les musicos que t'as convié là-haut, ça doit pas mal swinguer. Puis tu ne t'es pas arrêtée. Alep, Istanbul, Bruxelles, Orlando, Bagdad, Nice, Berlin... Tu nous as imposé les morts façon 49.3. Même Vine nous a quitté. À croire qu'un spin-off de GoT était de rigueur pour cette année. 
Oh 2016 2016, tu avais des airs de 1950 parfois. Tu t'es dit que laisser les femmes disposer de leur corps en toute liberté n'était pas ta tasse de thé. T'as même voulu leur interdire d'avorter. Des Highland à l'Iowa, t'as voulu essayer de changer tout ça. Mais ta petite tentative de révolution rimait plutôt avec régression. En haut, en bas, à gauche, à droite (pour citer Yannick), tu as décidé que la tolérance n'était plus très tendance. L'amour entre les peuples c'est dépassé. Ah 2016 on te disait année de la baise mais tu étais plus occupée à déterminer ce qu'est l'identité française. 

Alors certes on pouvait daber, mais tu as cru que ça suffisait pour passer entre les mailles du filet ?

Et en plus on a perdu l'Euro.


Oh 2016 2016
JPP de toi


2016 2016, voyons, ne prends pas la mouche. Tu l'auras compris, ce n'est pas vraiment à toi que je m'adresse. Après tout 2016 c'est quoi ? Quatre chiffres qui ne veulent pas dire grand chose. 2016 c'est qui ?

C'est toi. Oui toi. Et puis le mec là-bas. À la fille à côté de toi. À ton voisin, ton boulanger, ton facteur. Aux gens que tu croises dans le métro. Les médias. Les personnes qui dirigent notre monde, puisque apparemment il en faut bien. C'est monde tout entier pendant que j'y suis. C'est moi-même un peu aussi. Parce que ce fameux deux-mille seize, cette année qui est devenue entité, que nous tenons responsable de tous nos maux, c'est nous qui l'avons créée. 



"L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait"

Jean-Paul Sartre

En somme rien n'est écrit. Je n'aime pas croire au destin. Ou lorsque j'y crois, c'est pour le meilleur. Je suis bien utopiste me direz-vous. Je n'ai pas envie d'imaginer le futur comme un épisode de Black Mirror. Mais la mythologie grecque n'existe pas, et je ne pense pas que quelqu'un a décidé au préalable de quelle façon le monde allait tourner - en tous cas pas les sondages, là-dessus nous sommes d'accord.  

Certes, il y a des choses auxquelles on ne peut rien. Certes, il y a des choses qui sont probablement dues au hasard, ou pour les plus superstitieux d'entre vous, au satané destin. Néanmoins, il est assez facile de se rendre compte qu'il est possible de faire bouger les trucs qui restent. Avec un peu d'engagement, une pincée de jugeote, de grosses cuillerées de tolérance et une bonne dose d'amour, je suis persuadée que "ce monde de merde" comme beaucoup gens qualifient notre situation actuelle peut-être bien moins merdique si l'on y met tous un peu du notre. Des gestes anodins. De petits actes. Un sourire. Voter.

Alors, let's dance, put on your red shoes et faisons les choses biens

❤︎


GIF : Jen Lewis

Au ciné j'ai maté #2 : Novembre 2016




Hello mes sapins !

Ahlàlà, j'avais prévu de publier cet article un peu plus tôt, mais j'ai été sérieuse et j'ai bossé sur un projet à la place. Brouf. Plus je m'habitue à aller au cinéma, plus j'apprécie passer du temps dans ces salles sombres à voyager dans une autre réalité. Rien de tel pour se changer les idées, ressentir des émotions, trouver de l'inspiration. Par les temps qui courent, c'est un peu mon cocon. 
En novembre j'ai vu des films pas mal variés, du film d'auteur au blockbuster en passant par de la comédie française. J'aurais aimé visionner la palme d'or à Cannes, "Moi, Daniel Blake" - mais honnêtement, j'avais peur d'être encore plus déprimée que je ne l'étais déjà - ainsi que le film coréen "Mademoiselle" - qui dure près de 3h, donc j'ai eu la flemme. 


   

Synopsis AlloCiné : Le portrait d’un teckel et de tous ceux auxquels il apporte un bref instant de bonheur au cours de son voyage. 

J'en pense quoi ? Je n'avais pas vraiment entendu parler de ce film avant de voir moult fois la bande annonce (à chaque fois que j'allais au cinéma en fait), ce qui m'a pas mal donné envie d'y aller. L'ensemble était sympathique mais j'ai néanmoins été un peu déçue, peut-être parce que j'avais trop vu la bande annonce justement, et que de ce fait je m'étais déjà faite une image du film (et aussi parce que la bande annonce dévoile pas mal de "blagues)
On suit successivement la vie de quatre personnes distinctes, sans lien entre elles, mis à part ce fameux teckel ("winner dog" comme cela est répété maintes et maintes fois dans le film). On peut donc diviser le film en quatre parties, comme quatre nouvelles. On ne sait pas grand chose du passé des personnages, une fois que le XII en est parti on ne sait pas ce qu'il se passe après pour eux. On partage seulement un bout de leur vie. On sait de quelle façon le chien passe du personnage 1 au personnage 2, mais pas du 2 au 3, ni du 3 au 4. Et la chose qui m'a "gênée" justement, alors qu'en soit c'est juste un détail (je suis un peu psychorigide parfois, j'aime bien quand les choses sont cohérentes à chaque fois). Du coup j'ai un peu bugué pendant le restant du film. Outre son architecture particulière, ce film aborde le thème de la mort de diverses manières, dans chacune des histoires. Vous vous dites ouhloulou, y'a pas beaucoup de joyeusetés là dedans, mais détrompez-vous. D'ailleurs "la chronologie de la vie", puisque l'histoire s'ouvre avec un petit garçon et se termine avec une vieille dame.




Synopsis Allociné : Dublin, années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant  « Top of the Pops » est incontournable.
Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter.  Il se retrouve au milieu d’élèves turbulents qui le malmènent et de professeurs exigeants qui lui font rapidement comprendre qu'en tant que petit nouveau, il va devoir filer doux. Afin de s’échapper de cet univers violent, il n’a qu’un objectif : impressionner la plus jolie fille du quartier, la mystérieuse Raphina. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Afin de la conquérir,  il lui propose de jouer dans son futur clip. 

J'en pense quoi ? J'attendais ce film avec impatience. Ok je l'ai attendu avec impatience uniquement 2 semaines avant sa sortie mais il n'empêche que quand on me vend le truc "ça se passe pendant les années 80 en Irlande avec un groupe de lycéens un peu victimes qui montent un groupe de rock", je suis obligée de m'enthousiasmer (et d'en parler absolument tout le temps à tout le monde). Mais bien évidemment, plus l'on attend un film, plus l'on risque d'être déçu.  Je ne fais pas durer le suspense plus longtemps j'ai adoré ce film, en sortant de la salle je n'avais qu'une envie : le revoir (j'écoute encore la BO en boucle pour vous dire). C'est un vrai feel-good movie, et je dis cela en sachant que lorsque je l'ai vu je n'étais absolument pas au top de ma forme (donc ça fonctionne). Plus que tout ce que j'ai cité auparavant, c'est le message d'espoir de ce film qui fait du bien. Croyez en vos rêves. Ça fonctionnera ou non, mais allez-y à fond. Ça peut paraître hyper niais dit comme cela mais c'est ce que j'en ai retenu.




   

Synopsis Allociné : Julien, trentenaire bonne pâte et modeste, créateur d’applications pour smartphone, est fou d’amour pour Eva, journaliste dans la presse professionnelle. Après avoir accepté la demande en mariage de Julien, Eva est obligée de le présenter à ses parents qui résident sur l’île de Ré. Au cours d’un week-end de folles péripéties, Julien va faire exploser sa future belle-famille qui ne tenait que par des mensonges et des faux-semblants...


J'en pense quoi ? Je suis assez partagée en ce qui concerne des comédies françaises (et américaines aussi d'ailleurs mais là n'est pas le sujet). Je peux en adorer comme en détester. Et bon là autant vous dire que j'ai autant accroché qu'un scratch plein de poils de pull. Mis à part le personnage principal et la belle sœur (jouée par Valérie Karsenti), qui m'ont plus fait pitié qu'autre chose à vrai dire, j'ai détesté tous les personnages, que j'ai trouvé odieux. Je sais bien que c'est le parti pris du film de caricaturer à ce point, tellement qu'au lieu d'avoir un comportement "drôle", cela en devenait méchant. J'étais énervée pendant tout le film, allez comprendre. C'est paradoxal du coup, parce que si j'ai tant pris cela à cœur, cela doit probablement signifier que je suis rentrée dans l'histoire. M'enfin, il n'empêche que je n'ai pas trouvé ce film transcendant du tout.



   

Synopsis Allociné : New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du "Moldu") déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. 
Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d'un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s'agit d'une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l'ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d'enquêtrice. Et la situation s'aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d'Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.  Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu'il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s'apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.

J'en pense quoi ? J'attendais ce film avec impatience. Je suis une grande fan de l'univers d'Harry Potter (j'avais même fait une semaine spéciale sur le blog), c'est mon mon cocon, c'est réconfortant, cela me rappelle mon enfance. J'avais envie d'aller voir un film doudou. Sauf qu'il ne s'agit pas d'un film doudou ni d'une redite de Harry Potter. Et dans un sens tant mieux. 
On replonge néanmoins sans problème dans le monde de la Magie. L'univers est bien respecté (cela est sans doute du au fait que David Yates - qui a réalisé une bonne partie des HP- est le réalisateur), dans une ambiance plus sombre, jusque dans la scénographie, qui n'est pas sans rappeler celle des derniers films. Adieu Patacitrouilles, carte du Maraudeur et cours de sortilèges, ici on est dans le monde des adultes, où les problèmes politiques et morts suspectes sont de mise. On n'est plus vraiment dans un film pour gosse. Le scénario est pas mal tourné, néanmoins sans grandes surprises. Je regrette un peu le côté "film de super-héros" vers lequel JK. Rowling (c'est elle la scénariste) a été tentée pour certaines scènes. Je n'ai pas été déçue, je ne suis pas sortie émerveillée, j'attends de voir la suite. À condition qu'il y ait Eddy Redmayne parce que j'aime beaucoup trop ses regards en dessous (et que j'adore ce personnage complètement passionné voir obsédé par son domaine).

















Synopsis Allociné : Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.

J'en pense quoi ? Je suis allée voir ce film un peu par défaut. J'avais envie d'aller au ciné mais sans avoir idée de quoi aller voir. J'avais vu la publicité pour "Alliés" un peu partout, ma mère était allé le voir le matin même... Pour tout vous dire je pensais que ça serait un film d'action dans lequel Brad et Marion parcourraient le monde à la poursuite des nazis, pour finalement se pécho à la fin (je n'avais vu ni la bande annonce ni lu le synopsis). En fait ce n'était pas vraiment cela. Du coup j'ai été pas mal déçue, puisqu'il s'agit plus d'une histoire d'amour (un peu à l'eau de rose hein) sur fond de Seconde Guerre Mondiale et surtout d'espionnage. Qui croire ? Question assez bien représentative de cette période. Bref, ne faites pas comme moi, n'allez pas le voir en pensant qu'il s'agit d'un film d'action, mais juste pour voir Brad Pitt parler français, ce qui est assez marrant. À voir en VO impérativement.


J'espère que cet article vous aura plu ! N'hésitez pas à me dire ce que vous êtes aller voir au cinéma ! Je vais tenter de prendre un rythme correct, c'est à dire de publier cet article la première semaine de chaque mois, cela sera plus cohérent. 
Sur ce je vous laisse, j'ai des étiquettes cadeaux à bricoler.




La bisette ❤︎



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