Expo #19 : The Velvet Underground ・ New-York Extravaganza


«Vous ne pouvez pas faire mieux que deux guitares, une basse et une batterie.»


Lou Reed


Oyé oyé mes épicéas citronnés,

Tout d'abord MERCI pour vos visites très nombreuses ce week-end (merci la team Hellocoton pour la méga giga Une !). C'est assez fou et ça me rend toute jouasse, d'autant plus que j'étais assez contente du-dit article ! Brouf. 
Je vous retrouve avec un article que j'ai un peu tardé à faire. Pour ma défense j'ai été bien occupée ce week-end, entre goinfrage puis surtout digestion suite à la fiesta organisée pour le demi-siècle de ma madre, suivi par mon déménagement bordélique de Paris. Et pour vous vendre encore plus du rêve, soleil cocotier et bikini tout ça, j'ai passé ma journée d'hier à réorganiser toutes mes affaires (alors que je déteste ranger) vêtue d'une tenue de sport. Oui ma vie est très glamour. Aujourd'hui je vous retrouve donc avec un article consacré à l'exposition " The Velvet Underground ・ New-York Extravaganza", une très très trèèèès chouette exposition se déroulant actuellement à la Philharmonie de Paris.

Je vous ai dit la dernière fois (et je l'ai rabâché un quintal de fois sur Twitwi) que je comptais faire mon premier bilan culturel en vidéo. Cependant je ne suis pas du genre à me jeter pour la première fois dans le grand bassin sans ceinture flottante ni perche (j'ai toujours eu du mal avec la natation). Pour ce nouvel article expo, j'ai donc décidé d'expérimenter des choses. Comme vous allez le voir, l'article se compose de deux parties, une seconde partie classique, rédigée, et une première en vidéo. Grosso merdo, je vous présente à ma façon et rapidement ce qu'est le Velvet Underground (un groupe de musique). Et dans cette vidéo je jongle avec une banane. Oui j'essaie de vendre mon truc. 

Alors avant que vous ne visionniez cette vidéo, munissez-vous d'un papier et d'un crayon afin de compter le nombre de fois que je prononce "heu", "donc", "le groupe" et "il s'avère". Ceci est également déclinable en jeu à boire (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé à consommer avec modération, contrairement à l'eau, car non, l'alcool n'est pas de l'eau).  


Bon très clairement la lumière n'est pas ouf, je suis nulle pour monter des trucs (une fois j'ai monté une bibliothèque Ikéa à l'envers) et l'expression orale n'est pas mon fort. Néanmoins j'espère que vous avez apprécié ou tout du moins ri devant cette tentative artistique. Maintenant passons aux choses sérieuses : l'exposition en elle-même. Il était impossible de prendre des photos, du coup je m'excuse pour les minces illustrations (source images philharmoniedeparis.fr).


Bon vous aurez donc compris que cette exposition traite du Velvet Underground. Chaque membre du groupe a un présentoir qui lui ait dédié avec un courte biographie ainsi qu'un livret avec des photos (enfance, adolescence, âge adulte). Mais ce petit procédé n'est pas réservé qu'aux membres du Velvet ! En effet, l'exposition est également consacrée à tous les artistes ayant interagi avec le groupe. On a donc Andy Warhol (évidemment) mais aussi des muses comme la sublime Edie Sedgwick (à qui le groupe a dédié la chanson  "Femme Fatale") ou l'actrice transexuelle Candy Darling (qui a inspiré le titre "Candy Says"). On découvre également le portrait des photographes et cinéastes ayant suivi le groupe tout au long de son évolution, tels que Barbara Rubin ou Nat Finkelstein. Et j'en passe. Ceci m'a donné la sensation que tous ces gens formaient une grande famille, une famille artistique avec ses tensions et ses envolées créatives. Avec en extra de la drogue et du sexe.



+ Les points positifs +

L'ambiance : (j'inclus la scénographie également) La scénographie est tout simplement dingue, nous plongeant vraiment dans l'ambiance du New-York Underground des années 70. La lumière est tamisée, simplement éclairée au néon et grâce aux vidéos projetées un peu partout. Dans la deuxième pièce est installée une grande charpente sous laquelle on peut s'allonger pour écouter la musique qui y est diffusée en visionnant des clips projetés au plafond. À l'entrée, on nous donne un casque que l'on peut brancher sur divers bornes jonchant l'expo. Des fois pour écouter de la musique, d'autres fois pour écouter un documentaire. Tout cela permettait de se plonger totalement dans l'univers qui nous est présenté, aussi bien au niveau de la vue que de l'ouïe. J'avais vraiment l'impression d'être partie ailleurs le temps d'une expo.

La densité : Je vous ai dit un peu plus haut que le groupe avait été suivi par de nombreuses personnes. Ce qui a permis d'accumuler une quantité assez incroyable d'archives. L'expo regroupe des photos, dont beaucoup de polaroïds, mais surtout des vidéos à la pelleteuse, certaines durant plus d'une dizaine de minutes. Cela permet de rendre plus concret et réaliste l'histoire de ce groupe. Je suis restée deux bonnes heures, et j'y aurais passé encore plus de temps si je n'avais du partir (la nana trop overbookée vous savez).


- Les points négatifs -

Je sais c'est débile, j'abuse, mais j'ai tellement aimé cette exposition que je ne trouve rien à redire.



Bon voilà, j'espère que cet article un tantinet expérimental vous aura plu ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, et surtout si vous allez faire à un tour pour voir cette exposition.
Sur ce je vous laisse, j'ai mon sac à préparer pour le long et coolax week-end qui m'attends(Main Square Festival me voilàààà).


La bisette résineuse ❤︎


The Velvet Underground ・ New-York Extravaganza
du 30 mars au 21 août 2016
Philharmonie de Paris 
221 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
philharmoniedeparis.fr


Le petit bouquetin à la moutarde ensoleillée


"I'm walking on sunshine" 

"Walking on sunshine", Katrina and the Waves


Mes épicéas en barre chocolatée aux cacahuètes,

Il y a encore un quintal de photos dans cet article, toutes mes confuses, j'ai eu du mal à choisir. J'aime bien tout contrôler, dans la vie en général (et ça me pose parfois de petits problèmes, m'enfin je ne vais pas déblatérer la dessus), et encore plus en ce qui concerne le blog. Je l'ai peut-être déjà dit ici, mais lorsque je prépare un article look, j'aime que tout soit tiré à quatre épingles. J'ai très souvent une idée précise du lieu du shoot (et là encore parfois cela me pause de problèmes), de chaque accessoire que je vais mettre, du vernis qu'il y aura sur le bout de mes doigts voire même de ma coiffure. Oui, je suis une psychopathe. Ici en l'occurrence, je savais que je voulais immortaliser cette robe avec ce mur violet en fond. 





Ceci est la tenue que je portais lors de mes entretiens post-MANAA. On ne peut pas dire que cela a été une réussite quand on fait le bilan final de la chose héhé. Au final peu m'en chaut. Je l'aime quand même ma robe soleil. Enfin bon, robe soleil, selon les gens extérieur, parce que moi je l'appelle ma robe tube de moutarde. Quand je l'ai cousue (modèle Lola de Wear Lemonade pour les intéressé(e)s), j'ai eu envie de rajouter de tous petits détails blancs, au niveau du bas des manches et de la poche. Ce ne fut pas une mince affaire, j'ai retourné le bazar dans tous les sens, je me serai cru dans Professeur Leyton, mais je suis venue, j'ai cousu, j'ai vaincu. Brouf. J'ai désormais l'impression de ressembler à une serveuse de drive-in américain. Manque plus que le tablier blanc. Quoi que c'est toujours mieux qu'au départ. J'avais réalisé le haut de la robe dans un tissu bleu, avec les manches et la poches dans un autre tissu à motif bleu et jaune. C'était la catastrophe on aurait dit un déguisement de Blanche-Neige. Ma cervelle fait des liens beaucoup trop bizarres entre les choses, je crois que certaines connexions entre mes neurones débloquent. Dans la même veine, je suis la spécialiste du "telle personne me fait penser à telle autre personne", alors que pas vraiment. Au final tout le monde me regarde avec des yeux médusés. 

Quoi qu'il en soit cette robe est cool. Pourtant je ne porte jamais de jaune, bien que j'aime beaucoup (trop) cette couleur (il n'y a qu'à voir ici). Il faut dire qu'avec mon teint d'endive et ma blondassitude, ce n'est pas une des couleurs me seyant au mieux. Tant pis. Dans tous les cas, cette robe ne laisse pas indifférent. D'ailleurs, c'est le moment des anecdotes, car j'en ai quelques unes à propos de cette p'tite robe digne des meilleures moutardes Maille (placement de produit, ceci est un article sponsorisé). Je vais vous passer les détails, mais en gros, deux week-end de suite je suis allée chez Swann en tant que coach en couture (d'ailleurs c'est celle qui m'a coiffée)(j'avais envoyé un message totalement subtile en mode "au fait je n'ai pas eu le temps de m'arranger la tignasse"). Je l'ai aidée à réaliser cette fameuse robe, et par le plus grand des hasards, elle avait également choisi un tissu jaune (un peu différent néanmoins) pour la faire. De ce fait, nous nous étions promis de nous shooter mutuellement avec nos robes couleur bouton d'or. Nous nous sommes donc données rendez-vous non pas dans dix ans (coucou Patrick) mais bien samedi dernier. Encore une fois de façon totalement involontaire, nous portions toutes les deux une veste en jean et des derbies avec notre robe. On aurait dit les nanas de 2 Broke Girls (on reste dans le thème serveuses). Bref c'était assez marrant, sachant qu'un mec nous a interpellé en nous parlant anglais, après nous avoir qualifiées de "petits poussins", croyant probablement que nous venions d'outre-manche (ce n'est pas la première fois que cela nous arrivait). Le même jour, j'étais toujours vêtue de cette façon avec ma pochette à dessin sous le bras, et j'ai pris le métro. J'ai une vie incroyablement passionnante je sais. Bref, arrivée dans la rame, des nénettes (fin de collège début de lycée) m'ont reluquée de la caboche aux petons puis ont commencé à discuter entre-elles de façon totalement non discrète : "Tu vois les artistes c'est cool comment ils s'habillent, moi je ne pourrais pas mais ils osent, ils s'en fichent alors ça leur va bien". Ça m'a fait sourire. Parce que ouais, j'étais bien dans cette tenue.
 
 



Je vous ai dit plus haut que je portais cette tenue lors de mes entretiens. Le petit truc que je dois rajouter c'est que je porte aussi des collants chairs (héhé l'illusion est là) achetés la veille, en panique chez Monoprix. J'avais même appelé ma mère alors que j'étais perdue devant le rayon ne sachant pas quoi prendre. Et comme je suis bien frappée, j'en avait acheté deux paires au cas où je filerais la première en l'enfilant. ET, vous allez pouvoir vous foutre de moi, j'avais mis un shorty beige par-dessus le collant (j'avais déjà une culotte en dessous hein je précise), pour ne pas qu'il descende et pour éviter tout désagrément du style transparence fortuite ou soulevage intempestif de robe (un courant d'air durant les oraux ça arrive).   

Je chausse mes pompes préférées du moment qui me permettent de me transformer en bouquetin. Nan mais sérieusement vous verrez les photos plus bas, je suis auto-impressionnée par ma détente de gazelle. Ok, il y a probablement un peu d'illusion d'optique. Mais tout de même. Je pense me reconvertir dans le saut en longueur incessamment sous peu. 

Veste - Vintage
Robe - Wear Lemonade homemade
Chaussettes - Monki
Chaussures - Jonak
Bagues de veuchs - You Are Young
Montre - Fossil






J'espère que vous serez arrivés au bout de cet article, mais c'est que boudiou j'avais moult péripéties à vous narrer.
Sur ce je vous laisse, je m'en vais tâter un eu de la machine à coudre et me trouver un canapé pas cher.


La bisette forte chaleureuse sur vos deux bajoues ❤︎

Les blogs, les soldes et la consommation de nippes



Demain ce sont les soldes. Je pense que je ne vous apprends rien. J'ai donc pensé que cette période était parfaite pour évoquer un sujet auquel je pense en ce moment : celui de la consommation de nippes. Tel un Dupond/t je dirais même plus la SURconsommation de nippes. Pendant les soldes la surconsommation s'accroît selon ce que j'appelle "le syndrome Primark". Ce n'est pas cher, il y a du choix, ce sont des bonnes affaires, donc on achète des conneries inutiles en masse. Et j'ai fortement l'impression que ce phénomène est décuplé que dis-je, centuplé quand il s'agit des blogs.

J'ai toujours aimé acheter des fringues. Quand j'étais au collège au lycée, je dépensais généralement mon argent de poche en chiffons (étant donné que j'habite dans un bled où il n'y à rien à faire mis à part aller au cinéma de temps en temps je compensais). Et puis je suis devenue étudiante, étudiante en art à Paris qui plus est. Vous vous imaginez donc bien que mes finances ont changé. Je ne dépensais plus mon argent en vêtements mais bien en bouffe (et oui aussi de temps en temps en "sorties"). De temps en temps je craquais, mais de préférence en vide-dressing, le coin des bonnes affaires. Dans le même temps je me suis mise à coudre. En cas de reste à la fin du mois, je préférais donc m'offrir un coupon de tissu qu'un vêtement tout fait. Il m'est arrivé de m'offrir une paire de chaussures. Mais une bonne paire de chaussures, en cuir de vachette et de bouquetin, enfin vous voyez le délire. De temps à autres, j'achète quelques basiques. Un tee-shirt blanc, un jean, un pull,... mais toujours simples, dont je suis sûre de ne pas me lasser. D'ailleurs, avant d'acheter un truc, je respecte toujours une règle que je me suis imposée : je pèse le pour et le contre pour savoir si je vais m'en lasser, j'essaie de trouver un minimum de trois façons de la porter et enfin, je regarde si les finitions sont correctes (rayures raccordées, coutures propres, etc...). Cette technique révolutionnaire (je devrais écrire un bouquin)(y'a-t-il des éditeurs dans la salle ?), m'empêche d'acheter pas mal de trucs inutiles. Et si vraiment je suis en pleine crise acheteuse, je réalise un panier virtuel sur un site (du style Asos), et je le blinde jusqu'à m'en dégoûter. Je perds très clairement du temps, je le conçois. M'enfin après j'ai l'esprit libre et le porte-feuille plein.


  Bref j'ai complètement changé ma façon de consommer


Je suis quelques blogueuses sur SnapChat. Bon j'avoue que j'en ai supprimées certaines qui m'exaspéraient à force. Enfin le sujet n'est pas là. Le fait est que, vous l'avez surement remarqué, elle reçoivent énormément de colis, qu'ils soient d'un partenariat ou non. Je vous vois venir avec vos gros sabots, non je ne suis pas envieuse ou quoi. Ce qui me choque, c'est la quantité de fringues qu'elles accumulent. Alors oui, après elles vendent ce qu'elles ne mettent plus en vide-dressing. C'est cool, ça permet aux lectrices (telles que moi) de choper de belles pièces quasi neuves à moindre coût. Mais ça me rend malade. Ça me rend malade de voir une pièce portée une seule fois dans un look qui est à vendre le lendemain. C'est comme lorsque l'on est gamin : on a un nouveau jouet (pour lequel on a chouiné auprès des parents pendant des jours pour l'avoir)(oui je parle en mon nom)(y'a des gens qui ont eu une Pixel Chix ?), on joue cinq minutes avec, et puis on en reçoit un nouveau ce qui remise l'autre au placard ou à la poubelle. Oui, c'est ça, j'ai l'impression que c'est exactement comme lorsqu'un bébé est né. Les gens offrent dix millards de jouets, le gosse se noie sous les hochets/peluches qui font du bruit/tableaux d'éveil et autre bordel. Trois mois plus tard à peine, on s'en débarrasse. Je sais très bien que certaines sont carrément des influenceuses, que cela fait parti de leur job. Néanmoins j'ai de plus en plus de mal.

Alors oui, ce sont juste des fringues, qu'est-ce que je viens vous emmerder avec cela ? J'ai eu une espèce de déclic en lisant l'article de Coline sur le prix des choses. Je me suis rendue compte qu'en fait je me démerdais plutôt pas mal niveau consommation. Pas que j'investisse dans des petits créateurs ou bien des marques éthiques, je ne peux pas me le permettre. Mais j'arrive à renouveler ma garde robe à moindre coût, sans acheter trois tonnes de nippes mal finies de chez H&M ou She In (ouuuhh je balance)Je ne suis pas écolo (enfin je trie mes poubelles, je coupe l'eau, j'essaie d'acheter des biscuits sans huile de palme, Des trucs basiques qui me semblent normaux) ni vraiment investie dans la cause humanitaire. Mais je suis convaincue que l'on peut consommer différemment, et surtout moins, même en étant blogueuse. Je fais peut-être cela pour me déculpabiliser, avoir un semblant de bonne conscience qui sait. 

Demain ce sont les soldes. Ne faites pas comme moi il y a deux ans (cf cet article au montage dégueulasse), réfléchissez avant d'acheter. Enfin je ne vous oblige à rien. Je dis juste que ça peut-être hyper coolax. Vous serez contents de vous après. M'enfin au final nous sommes dans un pays libre, faites-ce que vous voulez.


Et vous, comment consommez-vous ?

(n'hésitez pas à lire les commentaires qui peuvent permettre de "compléter" l'article) 


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